07. Elegia de Vallvidrera (IV)

Élégie de Vallvidrera (IV)

Enfin je dis: je suis à la source,
et je bois, je bois à mourir
de soif de toujours vouloir je-ne-sais-quoi,
car c'est ainsi que l'on ne meurt pas
vraiment tout à fait: en vivant toujours
dans le besoin de quelque chose.
                                              Sans
besoin, qu'adviendrait-il de nous,
ceux à qui fut donné le privilège
de la sainte folie d'être cantique,
vent déchaîne, incendie
qui se détruit lui-même, tandis que les choses
qu'il touche restent sauvées et plus pures.
Ô illuminés! Notre
humble service: ouvrir l'oreille
au chant primordial
                           et décliner.

(Traducció de Patrick Gifreu)